Une reprise en douceur et enchantée

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Ray Lema

Après une longue parenthèse, j’ai enfin repris ma plume, mon clavier devrais-je dire, avant que la culpabilité ne me ronge ! Je dois aussi avouer que la « rédac ’chef » m’a fait remarquer avec sa délicatesse « légendaire » qu’il était temps que je reprenne mes chroniques.

En ce début du mois d’Octobre, j’ai fort heureusement trouvé matière à chroniquer grâce aux concerts auxquels j’ai assisté.

Cela a commencé le Sakado mardi 4 au New Morning avec le quintet de conocer gente nueva en facebook Ray LEMA. C’est curieux, lorsque j’ai parlé au téléphone de ce musicien à la « rédac ‘chef », elle m’a répondu que je devais changer de brosse à dents ou de dentifrice ! Problème de réseau ou prémices d’une baisse d’acuité auditive ? Toujours est-il que le groupe de ce formidable pianiste, chanteur, congolais, a joué une musique sans frontière stylistique, passant du jazz funky au funk et faisant un détour par la bossa nova puis l’afrobeat, sans oublier les ballades. Le quintet a fait preuve d’une belle cohésion et a alterné les rythmes avec une grande maîtrise.

Sa prestation s’est révélée totalement enthousiasmante. Je ne saurais donc passer sous silence le nom des musiciens accompagnant le leader :

http://norkos.it/?gosydarstvo=incontri-a-milano&f1b=33 Irving ACAO : saxophone ténor ; Mobaye Sylvain GONTARD : trompette ; Etienne MBAPPE : basse électrique, et Nicolas VICCARO : batterie.

Ce concert coïncidait avec la sortie du nouvel album de ce quintet intitulé « Headbug ». Que du bonheur !

Le jeudi 6, je suis passé à un tout autre univers, au TRITON, avec le concert du quartet « Los Lobos del tango » entièrement féminin et totalement immergé dans le tango, traditionnel  ou contemporain. Il s’agissait aussi d’un concert de sortie d’album. Le nouvel  opus de ces dames s’intitule « Al Acecho ». Les compositions interprétées évoquent la chasse, les loups et les êtres humains et font ressentir une large palette d’émotions. Tout juste peut-on regretter le « classicisme » de l’interprétation, sans doute due à la formation de la majeure partie des musiciennes. Mais ne boudons pas le plaisir qu’on a eu à écouter ce quartet composé de :

Eve CUPIAL, bandonéon ; Aurélie GALLOIS, violon ; Pascale GUILLARD, contrebasse ; Anna GUYENOT, piano. Un artiste argentin (voix, guitare, percussion) a rejoint, à la fin, le quartet mais hélas je n’ai pas retenu son nom. Aie ! Pan sur les doigts.

J’ai terminé cette courte semaine au Studio de l’Ermitage, le vendredi 7, pour y entendre un hommage à Claude NOUGARO donné par l’immense André MINVIELLE, chant, percussions et bruitage, entouré à cette occasion par Bab’X, piano et voix et Thomas de POURQUERY, saxophone alto et voix. Oui je sais, on va encore me reprocher de ne parler que de mes musiciens préférés. Pfitt! Humour, poésie, tendresse. Un régal. « C’est vraiment des bons » m’a dit mon voisin, talentueux musicien dont je tairais le nom. Le public a réservé une longue ovation à nos trois artistes qui n’ont pas lésiné, en contrepartie, sur les rappels. Que dire de plus ?

Me voici arrivé au terme de cette chronique. La rédac  chef va être contente. Et maintenant je vais devoir m’attaquer au prochain article qui  portera sur les CD que j’ai reçus durant mon break et vu la pile, c’est à un travail de titan que je vais devoir me livrer. En attendant, je vais commencer par une petite sieste. Et après… A bientôt.

Olivier BENIZEAU

 

 

 

 

 

 

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