Musique quand tu nous tiens

B.F.E. Alison LimerickMe voici, à nouveau, confronté à la dure épreuve de la page blanche qu’il faut à tout prix noircir. Cela fait plus de deux mois que je ne me suis pas livré à ce redoutable exercice qui, je l’avoue, devient de plus en plus redoutable.

Assez curieusement, la rédac ’chef ne me relance pas. Peut-être, au comble du désespoir, a-t-elle fini par renoncer même si la connaissant, j’ai des doutes.

J’aurais pu vous parler des concerts de Jazz à la Villette auxquels j’ai assisté avant mon départ en congés (eh oui je prends mes congés annuels quand tout le monde est rentré !) mais l’impression mitigée que j’en ai retirée globalement, n’est pas de nature à favoriser l’écriture.

Depuis mon retour de vacances, j’ai assisté à trois concerts de genres différents. Tout d’abord, mercredi 4 Octobre, je suis allé écouter à la Dynamo, dans le cadre d’une soirée Monk » (on célèbre le centième anniversaire de sa naissance), le pianiste Alexander Van Schlippenbach, fin connaisseur de la musique du « maître ». Tout simplement fascinant. Je n’ai pas pu hélas assister à la seconde partie, sur le même thème, qui s’annonçait fort intéressante.

Ensuite, jeudi 5, retour dans des lieux qui me sont chers, à savoir le Studio de l’Ermitage, pour écouter Bernard Struber Jazztette- « La symphonie déjouée ». Dans une disposition originale avec la batterie à l’avant de la scène, le groupe du guitariste a interprété une musique exaltante, voire éthérée avec la présence vocale de Nathalie Gaudefroy de l’Opéra de Strasbourg, avec ses fluctuations d’ambiances et d’énergie, le tout servi par des musiciens de premier ordre : Michael Alizon : saxophone ténor ; Jean-Charles Richard, saxophones baryton et soprano ; Raymond Habelsen, clarinette et flûte ; Serge Haessler, cor et trompette ; Frédéric Norel, violon ; Benjamin Moussay, piano, Bruno Chevillon, contrebasse et François Merville, batterie. Je ne peux que vous recommander le Cd paru chez Jazzdor.

Enfin, vendredi 6, soirée funk avec le collectif « Brooklyn Funk Essentials », 24 ans d’âge, se produisant à la Maroquinerie à Paris 20ème ; A l’occasion de ce concert initialement prévu au New Morning, « B.F.E. » a joué en sextet une musique groovy sans surprise loin de la « Funk fest » que j’espérais, sans doute parce que j’ai gardé à l’esprit les tout premiers albums de toute beauté, comprenant notamment une version funk inoubliable de « The Creator has a master plan » de Pharoah Sanders. Il y a eu cependant quelques moments « culminants » grâce à la chanteuse Alison Limerick et à la saxophoniste et vocaliste Anna Brooks dont les goûts vestimentaires de scène laissent à désirer. Les autres musiciens étaient :

Desmond Foster, guitare, voix ; Lati Kronlund, basse ; Iwan VanHetten, trompette, claviers et voix ; Hux Nettermalm, batterie.

Voilà j’en ai fini et je retourne écouter mon album préféré du moment. Il s’agit du CD de « Mandolin’Progress – The dark side of the mandolin » produit par Felmay. Il s’agit en fait, certains l’auront deviné, d’une interprétation à la mandoline par trois napolitains en transe (je m’étais pourtant promis de ne pas vous infliger ce calembour) du répertoire de l’album mythique de Pink Floyd « The dark side of the moon ». Difficile de faire plus décalé !

Et gratte, gratte sur ta mandoline mon petit Bambino !

Olivier BENIZEAU

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